Myriam Rouah Fashion Show 2016 - New Dilemm

Myriam Rouah Fashion Show 2016




Dimanche 24 Janvier, nous avons eu le plaisir d'assister au défilé de la marque Myriam Rouah, lors de la Fashion Week Parisienne.







Pour vous faire découvrir encore plus l'univers de cette marque nous vous laisser avec l'interview de la créatrice.


  Bonjour Myriam et merci de prendre du temps pour répondre à nos questions. Déjà, nous tenons à te féliciter pour ton défilé qui était superbe.



  • Donc tu es la créatrice de la marque Maison Myriam Rouah, comment as-tu débuté dans le monde de la mode ?



  J’ai commencé à l'atelier Chardon Savard, j’ai fait une école de styliste modéliste. J'ai fait ma collection créateur et fini l'école en 2009.Après l'école j’ai été assistante dans des maisons comme Sandrine Philippe ou Jean Charles de Castelbajac, ça m’a permis vraiment de me perfectionner au niveau de la couture, d'être plus indépendante.


J’ai ensuite créer ma marque de bijoux que je faisais artisanalement et que je vendais au Citadium et dans d'autres boutiques design comme Art Toys ou Mr Fish, qui sont des boutiques rigolotes mais pointues, avec une petite note de Street Wear. Parce que moi, depuis le début, le street c'est vraiment mon inspiration ; la culture street, toute ces influences-là, j'ai grandi dans le monde hip-hop, c'est vraiment ma culture.


  • Pour la Fashion Week de Paris, tu as présenté ta collection PLUS. Quelles ont été tes inspirations pour cette collection ? Dans les matières, coupes etc ...
   Mes inspirations sont souvent sentimentales.J'ai appelé ma marque Myriam Rouah en honneur à ma grand-mère qui était une grande couturière, et je continue à coudre avec sa machine et un peu faire retranscrire son art. J’ai vraiment voulu faire de mes collections quelque chose de sentimentale, parce que je parle de choses qui me ressemble, je parle de choses sombres parce que ça fait partie de ma personnalité, j'ai un coté garçon manqué donc c'est vrai que vous verrez rarement des couleurs rose bonbon ou coloré dans mes collections. J'ai un univers très masculin avec des référence cinématographique et musicale qui sont très street et dark voire même punk.

Du coup dans cette collection on parler du pouvoir, le “Plus” c'était le pouvoir. Cette année j’ai fait beaucoup de rencontres, pas forcément les meilleurs et j'ai vu des gens face au pouvoir et à l'attrait de l'argent, j’ai vu des gens changer de visage et c'est vrai que ça m'a fait très peur et je voulais parler de ça. Au début “Plus”était quelque chose de positif, je voulais parler de l'addition, l'unité et dire qu'on est plus fort à plusieurs. 

D’ailleurs, il y a une robe dans la collection, la robe “Black Marble”, avec les petits plus où chaque plus représentait une personne qui s’était associé à moi. Je voulais mettre cette robe en valeur et sa représente vraiment bien le concept sauf que les choses ont changé et j’ai voulue vraiment parler du pouvoir qui partais en vrille.




  •  Tes vêtements ont été porté dans des magazines, des artistes comme les chanteuses Sarah Riani et Lylah, par un membre des Migos (groupe de rap américain). Souhaites-tu t'étendre dans l'immédiat à l'international ou souhaites-tu rester en France ?
 C'est vrai que moi, depuis un moment j’essaye d'habiller que des artistes de la scène hip-hop américaine comme les Migos ou Jeremih, ou encore une jeune artiste de Los Angeles, Marx Leon. Moi c'est vraiment mon truc, j’ai vraiment grandi dans l'imagerie des clips vidéos de tout cet univers hip-hop artistique mais pas cliché. Mon truc c'est pas les graffitis etc, je veux justement montrer que la culture street urbaine ne se résume pas à l'éternelle graffiti, je veux montrer que la culture street a beaucoup plus à apporter. On le voit avec Kanye West, Lana Del Rey, Travis Scott qui apportent ce côté nouveau et non-stéréotyper à cette culture super vaste et développer tant dans la mode, dans la musique, dans le cinéma ou le visuelle. 

Sauf que je ne retrouve pas vraiment cette culture en France, voilà pourquoi j’aimerais, pas partir parce que la France reste mon pays, mais bouger un peu. Je trouve que la France n'a pas encore cette ouverture d'esprit, on m'a même un jour fait une réflexion en me demandant pourquoi j'avais des mannequins noirs, les mannequins noirs ça fait très hip-hop. Alors que non, à mon défilé il y avait aussi des mannequins blancs, asiatiques … Pour moi, ces mannequins blancs, noirs, asiatiques représentent mon image de la culture street, ils étaient tous différent mais à leur manière.  








Et pour finir parlons un peu mode :


Quel est pour toi, la pièce indispensable pour une femme et pour un homme ?


 Il y a deux pièces différentes: le Sweat et le Perfecto. C'est assez contradictoire mais ça doit être mon côté punk et hip-hop qui ressortent. 

     Quel est la pièce à bannir ?

 Je dirais le débardeur (rires). Non mais il y a vraiment des formes de débardeurs que je ne comprends pas, je n'y arrive pas.


Et bien que 2016 n'ai juste que 1 mois, quel est ton coup de cœur mode de ce début d'année ?


J'ai pas trop regarder ce qu'a fait Alexander Wang, mais je suis une grande fan et j'ai un grand respect pour ce qu'il fait.  



Merci d'avoir pris du temps pour répondre à nos questions.



Un grand merci à Amelle pour l'invitation et à la créatrice Myriam Rouah.


Merveille, Soukaina 

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